Opération transparence proposée à l' ARC

Opération transparence proposée à l'ARC

Opération transparence proposée à l’ARC

L’ARC dans son dossier n°2 d’Octobre lançait une opération transparence auprès des organisations professionnelles des  syndics de copropriétés pour permettre aux copropriétaires de mieux négocier les contrats de ces derniers.

Dans le même état d’esprit  que fût celui qu’anima les responsables de l’ARC dans cette démarche “altruiste”, il nous a semblé opportun de soumettre l’ARC au même filtre de transparence qu’elle souhaite pour les syndics, aussi proposons nous à l’ARC de nous éclairer sur un certain nombre d’actes de gestion et d’actions qui méritent quelques explications.

Quels sont ils?

Ils peuvent être répertoriés selon  les 4 thèmes suivants:

1) Les enquêtes de l’ARC

Dans une note datée de septembre 2013, l’ARC proposait une enquête “éclair” à ses adhérents, avec en objet : “Enquête sur la précision d’arrêt de votre ascenseur”.

Dans cette enquête l’ARC proposait à ses adhérents de répondre sur deux points libellés comme suit:

“- où vous en êtes par rapport aux travaux ;
– comment vous avez réglé – en ce qui vous concerne – le problème précis de la
précision d’arrêt.”

Sur la base de cette enquête “éclair”, l’ARC adressa un rapport au Ministère du Logement faisant état des 1726 réponses ,correspondant à 13% l’ensemble de ses adhérents et de préciser  que ces réponses nonobstant leur nombre peu important, constituait un sondage significatif compte tenu du grand nombre des adhérents non concernés par les ascenseurs et compte tenu de la période au cours de laquelle fût réalisée l’enquête « éclair ».

Cette enquête validant bien entendu, les positions défendues par l’ARC dans le cadre de ce dossier, fût transmise tant au Ministère du logement qu’à tous les participants du groupe de travail œuvrant sur le moratoire relatif  à la précision d’arrêt sur les ascenseurs.

Certains doutant de l’existence de cette enquête “éclair”, il serait bienvenu que l’ARC afin de dissiper leurs craintes, consistant notamment à croire qu’elle aurait transmis au gouvernement, une enquête inventée de toutes pièces, produise les références du bulletin trimestriel, de l’article, du courrier, du courriel , bref tout élément de preuve justifiant de la réalité de la dite enquête.

En effet, autant il y a trace notamment dans le bulletin du 4ème trimestre 2014 d’un article intitulé “Ascenseur: Victoire de l’ARC”, dans la rubrique actualités, qui souligne que grâce à son action, l’ARC a évité des travaux inutiles et couteux à des milliers de copropriétés, autant il serait intéressant que l’ARC communique comme elle a exigé auprès de la FAS (fédération des Ascenseurs) les sources et preuves de sa fameuse “enquête éclair” dont les résultats furent communiqués au Ministère du logement.

2) la gestion du social

L’ARC dans un abus du 13.10.14, intitulé: “ la gestion du personnel de copropriété selon Citya” dénonçait la gestion désastreuse du cabinet Citya et mettait en exergue l’intervention d’un de ses contrôleurs qui aurait:” obtenu de nombreux redressements ou corrections, en particulier celle de faire cesser immédiatement le travail du dimanche ainsi que les remplacements illégaux.Le Contrôleur a ensuite proposé au Conseil syndical une réorganisation totale du travail entre les salariés et la société de ménage.Si l’on devait tirer une morale de tout cela, nous dirions que la gestion du personnel est une affaire sérieuse et que le nombre important d’erreurs relevées dans ce cas présent, qui concerne une fois de plus un cabinet CITYA, est inquiétant”.

Comment expliquer dans ce cas, qu’avec son équipe de contrôleurs aussi performante que l’ARC, ait embauché en juillet 2012, une salariée en CDI avec une période d’essai de 2 mois renouvelable, pour mettre fin à sa période d’essai fin novembre 2012, pour lui faire signer un CDD d’un an en décembre, qui fera l’objet d’un renouvèlement pour 3 mois auquel il sera mis fin en mars 2014?

A toutes fins utiles, des éléments en notre possession, il y a lieu de préciser que cette salariée en passant du CDI au CDD a perdu 5000€ brut de rémunération!!!!!

Les contrôleurs de l’ARC auraient ils omis d’indiquer à  la direction qu’il était illégal d’embaucher du personnel en CDI pour ensuite lui proposer des CDD?

Autres points suscitant des réponses…..

Est il vrai que l’ARC paie à certains employés y compris au responsable de service des « contrôleurs aux comptes », une prime mensuelle de 10% de leur salaire brut en tant qu’indemnisation pour un travail à domicile sans que ces 10% soient soumis aux charges sociales?

Est il vrai que l’ARC ait fait l’objet d’une radiation de la médecine du travail en novembre 2013, après son refus de régler les cotisations de l’année et ce nonobstant les nombreuses mises en demeure de l’organisme SEST à ISSY-les Moulineaux?

3) Les services juridiques de l’ARC

Dans un article intitulé :”Adaptation des statuts d’ASL: Les cabinets Beryl à Paris et GID à Rosny sous bois ont tort”, l’ARC confirme:

“L’ARC est évidemment une association habilitée a délivrer des conseils juridiques et respecte toutes les dispositions de la loi sur le conseil juridique (loi du 31 décembre 1971), pour des domaines entrant dans son objet.Comme je vous l’avais déjà indiqué, notre association  est assurée par une police de responsabilité civile professionnelle pour les prestations qu’elle délivre, et notamment le conseil juridique sous toutes ses formes.”

L’ARC peut elle justifier que la totalité de ses juristes sont aptes à délivrer des consultations juridiques comme prétendu dans l’article précité  et notamment que le responsable du service juridique dispose de la formation requise pour être qualifié de juriste et délivrer des consultations juridiques?

Des mises à jour de règlements de copropriétés ont elles été proposées par l’ARC, par des personnes non qualifiées?

4) l’indépendance financière entre l’ARC et la coopérative technique “copropriétés services”

Les principes fondateurs de la coopérative technique “ copropriétés services” comme indiqué sur le site de l’ARC, sont au nombre de 4 et force est de constater que 3 principes sur 4 ne semblent pas être appliqués de façon scrupuleuse.

a)principe 1: la coopérative doit pouvoir équilibrer ses comptes

En effet, la coopérative doit pouvoir faire face à ses frais uniquement par ses recettes sans avoir à faire appel à l’ARC.

Aussi comment expliquer que dans les comptes clos au 31/12/2012 de la coopérative, l’ARC apparait en “emprunts et dettes financières” pour 188 613, 57€?

Quid du remboursement des sommes dues par la coopérative  à l’ARC?

b) principe 2: les recettes de la coopérative doivent provenir uniquement des services rendus aux adhérents

La coopérative doit vivre des audits, services rendus et des commissions prélevées sur les prix négociés selon son principe 2.

Aussi est il vrai que le salon indépendant annuel de la copropriété est financé par la coopérative?

Dans l’affirmative, les charges étant compensées par les recettes des locations des stands, la coopérative n’enregistre t’elle pas des recettes autres que les “services rendus”?

c) principe 3: en aucun cas les recettes de la coopérative ne doivent alimenter l’ARC, ni aider financièrement l’ARC, même de façon indirecte.

Est il vrai  que le directeur de la coopérative est salarié des deux structures et que de surplus il semble travailler d’avantage pour l’ARC que pour la coopérative?

Dans l’affirmative, le salaire payé par la coopérative  à son directeur, pressenti par ailleurs pour remplacer selon nos sources, l’emblématique directeur de l’ARC, ne bénéficie t’il pas indirectement  à l’ARC?

A la lecture de ce qui précède, sauf à avoir des explications précises de l’ARC, que penser de la maxime affichée sur la page  du site présentant la dite coopérative libellée comme suit :

« Équilibre, indépendance, transparence des ressources, voilà donc les mots-clefs du fonctionnement de cette coopérative » 

L’opération “transparence” étant proposée à l’ARC,  reste à savoir si cette dernière est adepte du principe “Fais ce que je dis et pas ce que je fais”.

Aussi, pensez vous que l’ARC sera en mesure de s’appliquer à elle même le principe de transparence qu’elle exige des autres?

Votre avis m’intéresse, merci de me le faire connaitre en laissant votre commentaire au bas du présent article.

Par ailleurs si vous avez trouvé utile l’article, veuillez le partager en cliquant sur les boutons prévus à cet effet.

9 Comments on “Opération transparence proposée à l' ARC”

  1. Vous écrivez dans votre article « reste à savoir si cette dernière est adepte du principe “Fais ce que je dis et pas ce que je fais”. Pour avoir fréquenté pandant prés de 25 ans l’ARC et particulièrement son directeur general, je puis vous assurer que c’est la régle d’or. Les derniers statuts, édités ce mois d’octobre, de cette association en sont la preuve formelle. Le DG, en s’arrogeant tous les pouvoirs, contrairement aux textes régissant les assoc loi 1901, ne cache pas sa phobie, voir haine des syndics. 80% des tarvux de l’ARC sont tournés contre les syndics. Il est vari qu’il beaucoup de chaoses à dire, mais trop c’est trop. Il réclame la transparence des Syndics mais s’offre le lux d’un salaire mirobolant (dépassant les 50000 Euros par an).

  2. Il aurait été intéressant de parler également du nombre de lots que représente l’association. Un rapide calcul et recoupement de données donnerait plutôt entre 400.000 et 450.000 lots maxi adhérents, donc loin du million.
    Le cas pris de la coopérative de l’ARC est intéressant : le mensonge aux copropriétaires, adhérents et lecteurs du site est flagrant.
    Quant à la fausse enquête envoyée à un Ministère : et l’ARC voudrait faire partie de la commission de contrôle et de déontologie rattachée au « Cntgi » ? Avec de telles pratiques ce serait le comble. Mensonges aux Ministères (fausse enquête), aux copropriétaires (représentativité de finalement 5% des lots au niveau national et non de 12, liens étroits et financiers entre l’association « à but non lucratif » et la société commerciale malgré les affirmations contraires) c’est quand même loin d’être anodin.
    Sans parler des conflits d’intérêts existants ? l’assureur Maurice Oudot (protection juridique négociée par l’ARC) qui est administrateur de l’ARC (son nom apparaît dans la liste donnée sur le site), le trésorier qui réalise des prestations rémunérées par l’association (il réalise des contrôles de comptes et facture à l’ARC ses prestations par une société qu’il est facile de trouver).
    Ca commence à faire beaucoup pour une association aussi donneuse de leçons.
    Il n’y a plus qu’à attendre la réponse du Directeur Général ou du Président de l’ARC. Ils auront sûrement à cœur d’être transparents et honnêtes ?

  3. DRM94 : vous parlez de plus de 50.000 € par an, c’est plutôt 70 à 75.000 € nets (oui nets), sans compter de probables droits d’auteur sur les guides Vuibert.
    Pour une telle rémunération, on peut comprendre le temps passé à « diviser pour mieux régner » afin que la boutique tourne bien, et on peut également comprendre que le « DG » soit seulement « gérant bénévole » de la coopérative ARC SERVICES.
    J’ajouterais une question : combien l’association a t elle provisionné pour le départ en retraite de son « DG » ? le montant légal ou davantage ? combien précisément ?

    1. Correction à DRM94 : finalement les comptes 2013 de l’association font état d’une rémunération nette versée au « DG » de : 85.463,29 €. Soit une moyenne de plus de 7.000 € nets mensuels.
      Les rémunérations suivantes sont de 55.426,64 € et 43.603,11 €. La direction est donc loin devant ses salariés.
      Rappelez-nous qui hurle que les syndics sont trop gourmands en rémunération ?

  4. Bonjour à tous,

    Il n’est pas douteux que L’ARC se comporte aujourd’hui pas uniquement comme une Association de défense des intérêts des copropriétaires mais aussi et surtout,de façon habituelle et récurrente, comme un prestataire de services relevant du « commerce ».

    Les règles devant être les mêmes pour tous, l’ensemble des dispositions applicables aux différents acteurs économiques doivent être appliqués à l’ARC pour les prestations qu’elles exécutent et notamment les règles fiscales, sociales et de responsabilités.

    Les « artifices » n’y changent rien.

    Il est souhaitable que ne soit pas mélangées des activités purement associatives avec des activités commerciales et que l’Association ne soit pas le « relai publicitaire » d’activités commerciales ou ne soit plus qu’un prétexte.

    L’ARC est aujourd’hui à un carrefour de son existence … les choix, qu’elle fera, auront des conséquences notables sur son activité et sa vie.

  5. Et tout le monde crie haro sur le baudet et y va de ses propres déclarations sans plus de preuve. Mais il faut bien trouver matière à se défendre! J’en conviens, qu’il y ait des excès de langage, de la manipulation peut-être, que l’association devrait relater dans ses écrits avec plus de mesure, il n’en demeure pas moins que les faits sont là, que certains syndics contournent ou interprètent les textes à leur profit et au final ponctionnent les portefeuilles de ces « ignares » de copropriétaires. Alors au final je dis quand même merci à l’ARC mais aussi à notre syndic d’être « correct » et à vous tous pour votre contribution à mon information.
    bien cordialement et bonne journée

  6. Sacré culot. L’ARC écrit aujourd’hui dans son article http://www.unarc.asso.fr/documentation/larc-le-ministere-du-logement-les-bureaux-detudes-les-ascensoristes-et-les-ascenseurs :
     » L’ARC après avoir largement contribué à montrer que la précision d’arrêt ne constituait pas un problème de sécurité – contrairement à ce que la Fédération des Ascenseurs (F.A.S) prétendait – a obtenu la suppression :
    des obligations concernant les variateurs de fréquences ;
    des obligations concernant les parachutes en montée. »

    Leur démonstration repose sur une fausse enquête (je peux en témoigner et confirmer les propos de SYNDIC PRO) et voilà qu’ils insistent… Non mais des fois…

  7. Si les recrutements à l’ARC étaient transparents, il y a longtemps que cela se saurait. On est revenu au temps de la royauté, des dauphins et de la famille.
    L’autorité, voire bien souvent l’autoritarisme, est omniprésente et faire la leçon à la terre entière (syndics, Etat, collectivités, parfois justice) relève d’un exercice de style remarquable.
    Miroir,miroir, dis moi qui est le meilleur !!

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