Le profil du gestionnaire de copropriété selon l’ANCG

Les mercredi 21 et jeudi 22 novembre prochains au Parc des Expositions de la porte de Versailles, l’ANGC( Association Nationale des Gestionnaires de Copropriété) sera présente au salon de la copropriété et parlera vraisemblablement du gestionnaire de copropriété

Sur le site dudit salon de la copropriété, vient de paraître une infographie reprenant les termes de l’enquête de l’ANGC sur les gestionnaires de copropriété réalisée via internet entre le 19 septembre et le 21 décembre 2017 d’où le rapport en résultant, établi le 28 Février 2018

Pour rappel, cette enquête avait pour objectif de mieux connaitre les conditions de travail des métiers de la copropriété dans le but de rédiger la charte des gestionnaires, assistantes et comptables de copropriété. . Elle fût réalisée de manière anonyme.

Les résultats de l’enquête permettent de mettre en exergue les informations suivantes:

Avec une moyenne d’âge de 37 ans, les gestionnaires de Copropriété justifient de 10 ans d’expérience.

Par ailleurs, 54% des Gestionnaires de Copropriété disposent d’un BAC +2/3 et  64% des gestionnaires sont des femmes.

Les missions du gestionnaire de copropriété sont nombreuses et variées qui peuvent aller des simples travaux aux procédures judiciaires

Actuellement, on estime que 56% des gestionnaires travaillent plus de 46h par semaine.

Le rapport de l’ANGC révèle qu’ être gestionnaire de copropriété requiert une grande disponibilité et une solide aptitude au relationnel.

Pour répondre aux conditions de travail de la Copropriété,  23% des Assemblées Générales se terminent après 22h.

Dans la plupart des cas, tous les gestionnaires de copropriété sont obligatoirement convoqués à l’Assemblée Générale au moins une fois par an !

En ce qui concerne la gestion, 52% des gestionnaires gèrent au total 30 à 50 immeubles pour 1500 lots en moyenne.

Selon l’ANGC, les gestionnaires de copropriété attribuent 7.4 sur 10 à l’ambiance de travail entre collègues. Le relationnel client est également un critère sur lequel le gestionnaire porte un intérêt tout particulier puisque 34% apprécient le relationnel client. Le gestionnaire de copropriété sait aussi être impliqué dans son travail : le suivi des travaux est apprécié par 26% des gestionnaires.

Hormis les constatations recueillies par l’enquête, le rapport établi par l’ANGC, propose des perspectives d’améliorations des conditions d’exercice du métier de gestionnaire de copropriété sur les thèmes suivants:

Amélioration du métier

Une question qualitative a été posée sur ce qu’il faudrait faire pour améliorer l’exercice du métier (au niveau de la clientèle, de l’entreprise ou au niveau national)

Les réponses étaient totalement libres et dans plus de la moitié des cas, on distingue trois grands types de réponses : 

 Obtenir plus de « respect » des clients 

Mieux faire connaitre le métier 

Gérer moins d’immeubles

L’étude précise qu’il est rarement question de rémunération dans les réponses recueillies, de même la pression de la réglementation et donc du manque de formation revient également régulièrement.

Avantages salariaux

Une autre question interrogeait sur les avantages salariaux dont « rêvent » les répondants (les réponses étaient libres)

2/3 des réponses se divisent en 4 avantages :

Un intéressement sur le CA ou sur les vacations (le tiers des répondants !) 

Une rémunération des heures supplémentaires 

Une voiture de service ou de fonction 

Des RTT

Le fait de ne pas faire d’AG le soir revient également régulièrement.

 

Quels sont les axes de travail à explorer suite à cette première enquête?

 

L’ANGC se propose de travailler sur les problématiques suivantes :

Thème 1 : le Management

Première piste : donner aux collaborateurs l’autonomie nécessaire dans leur gestion, en tenant compte de leurs capacités, de leur profil et de leurs relations avec les clients.

Deuxième piste : fidéliser les collaborateurs par la mise en place de dispositifs divers tel que l’intéressement aux résultats, l’intrapreunariat ou la participation au processus décisionnel de l’entreprise.

Troisième piste : soutenir, en toutes circonstances et de quelque manière que ce soit, ses collaborateurs dans leurs rapports avec les clients ou les fournisseurs.

 

Thème 2 : Le poste de travail

Quatrième piste : confier aux collaborateurs un volume raisonnable d’affaires à gérer, en terme de nombre d’immeubles et de lots, en tenant compte des caractéristiques des biens (immeubles neufs, immeubles anciens, proximité géographique, activité du conseil syndical, conflits internes, pathologies du bâtiment, etc), de l’expérience et des compétences du collaborateur (junior, confirmé), et des moyens mis à disposition (binôme, services juridiques ou techniques, véhicule, etc).

Cinquième piste : faciliter la conciliation entre vie professionnelle et vie extra-professionnelle en agissant sur l’organisation du travail, tel que le télétravail, le temps de repos en période d’assemblées générales, la tenue d’assemblées générales en journée.

 

Thème 3 : Formation et compétences

Sixième piste : donner aux collaborateurs toutes les formations nécessaires en tenant compte de leur niveau de compétence initiale, de leur progression, du caractère juridique, technique ou comptable de leur poste, ainsi que de leur propre souhait de formation.

Septième piste : travailler avec les centres de formation à améliorer les formations permettant l’accès aux métiers de la copropriété. –

 

Après un temps de réflexion, l’ANGC indique vouloir commencer à travailler très rapidement sur l’élaboration de la Charte ANGC et  d’ores et déjà donne comme mission à ces délégués de région d’aller  présenter l’enquête aux chefs d’entreprise, aux DRH et aux Syndicats professionnels pour les sensibiliser sur les résultats et discuter avec eux des pistes possibles d’amélioration.

A ne pas en douter, les échanges qui ne manqueront pas de s’effectuer lors du prochain salon de la copropriété des mercredi 21 et jeudi 22 novembre 2018, devraient permettre d’apporter des améliorations susceptibles d’enrichir la future charte ANGC

Et vous que pensez vous du profil du gestionnaire de copropriété résultant de l’enquête réalisé par l’ANGC?

Donner votre avis en laissant un commentaire sur le blog Syndic Pro permettrait d’apporter votre contribution à la réflexion de l’élaboration de la charte ANGC

 

Crédit Photo: Salon de la copropriété(https://www.saloncopropriete.com/)

2 Comments on “Le profil du gestionnaire de copropriété selon l’ANCG”

  1. Un excellent travail !

    Il parait nécessaire d’insister sur la formation initiale avant de se pencher sur la formation continue qui est indispensable. Un gestionnaire doit avoir vocation à devenir syndic en titre même s’il préfère le salariat à vie. Un syndic de bonne qualité doit être au niveau des avocats avec une formation beaucoup plus variée : juridique, technique, comptable, relations sociales, etc…
    Pour beaucoup la formation initiale est insuffisante.

    Je suis très favorable à l’égalité homme-femme, notamment au travail.
    Le taux de féminisation indiqué est surprenant et excessif. Soyons objectifs, il explique certains renoncements. Actuellement il y a encore pas mal de gestionnaires qui sont des assistantes de bonne qualité ayant bénéficié d’une promotion (???) inattendue. Il aurait fallu accompagner cette promotion d’un solide complément de formation.
    Un objectif de l’association devrait être de revenir à 50 / 50.

    Je signale le mouvement qui agite actuellement l’Ordre des avocats parisien. Il s’agit d’un important cabinet parisien (200 avocats environ) qui accueille de jeunes stagiaires ou avocats inscrits en établissant un contrat de collaboration conforme au modèle de l’Ordre mais faisant aussitôt signer une contrelettre fixant les conditions réelles du travail exigé. Cette fois les actions engagées ont abouti à une réaction disciplinaire. D’autres groupes vont être mis en cause. On songe à la requalification des contrats, à une action pour travail dissimulé et à d’autres rebonds.

    Je connais bien les deux milieux. Une différence est la nécessité du CAPA pour accéder au serment d’avocat. Elle est mise en cause par les facilités alléguées d’obtention du CAPA dans des filières provinciales (à vérifier). Quoiqu’il en soit. le sort de certain(e)s jeunes avocats est assez proche de celui de certain(e)s gestionnaires de copropriété.
    Je crois que désormais le CAPA sera national.

    Bon courage à toutes et tous.

  2. Le bon cocktail du gestionnaire:

    1/3 de numérique-electronique
    1/3 de rénovation énergétique
    1/3 de connaissance de la jurisprudence en copropriété
    Un zeste de socio-psychologie
    A boire avec modération
    Bon été !

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